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La maison, ce lieu de vie où l’on passe, où l’on repasse,
où l’on s’arrête, où il fait bon être. Cette chaleur, ces vapeurs,
ces odeurs qui nous étourdissent. Un mot, des mots, des cascades de rires, des pleurs aussi, une accolade et de la chaleur encore. On oublie, on s’oublie, on se blottie et très vite
on est reparti pour mieux revenir.
La maison, par ses couleurs, par les déclinaisons rythmiques de l’espace, par sa respiration, ce lieu de vie trahit les hôtes qui se dénudent au regard de l’étranger, celui que
l’on invite, que l’on incite, que l’on quitte.
La maison, que l’on ouvre comme une offrande visuelle,
une porte entrebâillée sur une intimité latine colorée de pudeur, teintée de parfums épicés, de paroles chuchotées et de quelques récits de nos grands-mères au libertinage amnésique.
La maison, lieu du secret, du non-dit et de cette culpabilité qui nous vient d’un dehors, d’un ailleurs et d’un au-delà, sera
t-on lesquels, obsessionnelle à souhait mais qui nous lâchera
un jour et pour toujours.
La maison, des détails de sa vie que l’on offre à l’autre,
aux autres, comme une histoire que l’on raconte.
Comme un parcours visuel, comme des images, comme des chemins multiples à choisir. A chacun sa propre musicalité chromatique et sonore.
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